La fausse liberté de l'homme !!
"Les hommes naissent libres et égaux….
etc "
J'ai bien l'impression que l'auguste auteur de cette tirade s'est largement mis le doigt dans l'œil et n'a pu l'en retirer.
J'aimerais comprendre ce que veux dire le mot liberté, le vrai mot pour la vraie liberté.
Il y a des pays qui vivent sous le joug tyrannique de quelques despotes,
d'autres sous le joug d'idéologies qui cachent mal leur nom, et en fin ceux qui sont à l'opposé, c'est à dire les pays dits démocratiques, civilisés, LIBRES !
Dommage que le sujet soit à ce point grave, car l'envie de rire me taraude.
Nous sommes les champions de la tirade dithyrambique, nous sommes les portes drapeaux des valeurs de LA LIBERTE et des droits de l'homme, pauvre de nous, qu'en est-il exactement
?
Voilà comment je vis ma liberté, et franchement ce n'est pas terrible, même si des esprits chagrins disent qu'il y a pire ailleurs, maigre consolation.
Le fait d'être libre implique tellement de contraintes que le mot "libre" disparaît au second plan. Pour percevoir cette liberté, il faut gratter très fort sur le mot lui-même, car il est écrit
si gros que fatalement il nous cache quelque chose.
Qu'y a t-il derrière ce mot ? Une impressionnante batterie de conventions, de lois, de décrets, d'interdits religieux, et autres qui constitue un puzzle immense et quasi infranchissable, et notre
possibilité de nous comporter comme bon nous semble.
Pour profiter de cette liberté, c'est un parcours du combattant, sans cesse renouvelé.
Si chacun réfléchi un peu, son champ d'espace libre se réduit comme peau de chagrin chaque fois qu'un nouveau texte est élaboré puis adopté par des législateurs, des censeurs que nous avons
nous-mêmes mis en place.
Certes, dans notre beau pays de France, nous sommes des privilégiés, et j'aurais tort de ne point le reconnaître.
Tant de monde nous envie notre Liberté chérie que j'ai presque honte d'écrire ces lignes mais, en y regardant de plus près :
Tout est régenté, calibré, encadré, répertorié et étroitement surveillé. Nous sommes libres, mais sous caution permanente, une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes.
Toute société se doit de se prémunir contre tout ce qui entrave la liberté de chacun en préservant celle de tous.
Les réglementations évoluent à grande vitesse, ce qui est permis aujourd'hui demain ne le sera plus. Alors, notre système croulant sous l'avalanche de textes et de réglementations devient moins
fiable, moins permissif, donc moins libre.
Notre liberté à un prix, elle n'est plus le prix du sang, elle est le prix que nous voulons bien mettre pour jouir bien égoïstement de notre petite liberté individuelle, le plus grand nombre ?
Qu'importe, moi d'abord !
Nous sommes libres de faire ce que nous voulons, soit, ailleurs c'est pire ?
Peut-être, et peut-être pas, nous avons cependant la chance de vivre dans un pays ou l'expression de l'individu demeure encore, pas toujours à titre individuel, trop difficile, mais à travers un
système que nous avons voulu, au fil des décennies.
Nous avons concentré notre plus belle part de liberté entre les mains de nos dirigeants, lesquels l'utilisent d'ailleurs de fort belle manière pour en rogner un petit morceau à la publication de
chaque loi, de chaque décret, de chaque circulaire ou directive. l'intérêt de tous nécessitant l'amputation sans cesse renouveler de cet espace si cher à chacun, SA LIBERTE
!
Chaque fois nous perdons un petit morceau de cette liberté chérie, chantée sur tous les tons, toutes les modes.
Finalement, ne profitons nous pas d'une liberté amputée par le résultat de nos propres excès ?
Une liberté morcelée, découpée ?
Bref, cette liberté que nous aimons tellement finalement, est elle vraie ? Vraiment vraie ? Pas sûr du tout !
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