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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 15:05

Il a fallu à François Hollande des voix du centre, de la droite et les abstentionnistes pour être élu.

Inconscience, frivolité ou masochisme ?

La France est à droite dans sa majorité, le fait est reconnu, le premier tour l'a confirmé. Le 6 mai, Hollande a emporté le second tour, et il est devenu Président de la République, tous les sondages l'annonçaient. Le candidat du PS est donc élu du fait de l'appoint des suffrages d'électeurs de droite. Il le sera par défaut. Cela ne lui impose aucun devoir. Il va gouverner à gauche, c'est son droit, grâce à la droite, grâce au caprice d'une partie de la famille de droite et des abstentionnistes.

Le travail de haine de la gauche

On dit bien : caprice. On pourrait dire : futilité. Le vote de ces transfuges de la droite a obéi en effet à un ressort d'humeur.

Ce n'est pas qu'ils avaient envie de Hollande, c'est qu'ils ne voulaient plus de Sarkozy.

On ne les entendaient pas dire : "Je ne suis pas d'accord avec la politique de Sarkozy", et même ils ajoutaient souvent : "Sarkozy a la stature d'un homme d'État".

Non, leur argument favori était celui-ci : "Je déteste Sarkozy", ou encore "Sarkozy est antipathique" ou enfin "Sarkozy est vulgaire". Tout juste s'ils ne confiaient pas : "Sarkozy n'est pas des nôtres."

Ainsi parle une certaine bourgeoisie française, qui aime les manières. Ainsi parle une certaine classe intellectuelle et médiatique qui n'a pas forcément lu La Princesse de Clèves mais qui déteste qu'on l'avoue.

Aux yeux de ce monde-là, de cette France arrogante, pétrifiée dans sa certitude de représenter l'élite et la culture, Sarkozy était le métèque qu'il fallait exiler. Ils étaient prêts à trahir leurs propres convictions politiques pour prix de l'expulsion du sauvage.

Ils achevaient le travail de sape et de haine que menait la gauche depuis cinq ans contre un homme qui n'a commis d'autre crime que d'aller contre ses intérêts, ses privilèges, ses positions acquises et de poursuivre une ambition réformatrice, maladroite et désordonnée certes, mais ô combien judicieuse.

La contradiction de Bayrou

Ces gens-là venaient de trouver un argument inespéré à l'appui de leur aversion : l'argument des valeurs. Sarkozy n'était pas des nôtres, nous ne partagions pas les mêmes valeurs, il voulait réintégrer dans la communauté nationale les électeurs de Le Pen.

Mais se sont-ils jamais souciés de quoi et de qui a fait Le Pen ? Se sont-ils jamais interrogés sur ce qu'est un électeur de Le Pen ? Le Pen, soit, mais un électeur de Le Pen ? Il est si facile de les confondre. Un électeur de Le Pen, pourtant, cela vaut bien, en poids humain, un immigré.

Il est vrai qu'ils se moquent comme d'une guigne de l'un comme de l'autre. Ont-ils jamais pensé qu'en termes démocratiques il est indigne qu'un Français sur cinq soit exclu de la représentation nationale ?

Il y a beaucoup à dire sur le concept de valeur. La valeur est une monnaie abstraite extrêmement commode de par son élasticité. On s'en sert en cas de besoin, on la laisse au vestiaire le reste du temps.

La pensée dialectique de François Bayrou restera dans l'histoire comme un exemple emblématique de la confusion française.

Résumons. Bayrou soutenait : "Je ne suis pas et ne deviendrai pas un homme de gauche." Et qu'a t-il fait ? Il a voté à gauche.

Bayrou, durant toute sa campagne, a démoli très judicieusement le programme de Hollande, il a démontré avec talent que ce programme mettait la France en danger et il a conclu le jeudi 3 mai : "Je pense que ce programme est inadapté à la situation du pays." Et qu'a t-il fait ? Il a voté à gauche.

Il restait quelques heures aux électeurs de droite tentés par le vote Hollande pour réfléchir à la cohérence intellectuelle de ce raisonnement limpide.

Masochisme, frivolité, imbécilité, imposture ? En tout cas suicide.

Maintenant, la France et son peuple sont livrés à un pouvoir gauchiste, revanchard et malfaisant.

N'oublions pas que Hollande a été élu par à peine 1/3 du peuple de France et que l'Assemblée Nationale issue des urnes ce 17 juin 2012  l'aura été avec à peine 25% des électeurs inscrits.

Vous avez dit : DEMOCRATIE ?

J'en doute ….

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falempin Falempin - dans Politique
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